Rapport de l’OMS sur la cigarette électronique: Enfin analyse simple

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cigarette électronique OMS
L'OMS tape sur les vapoteurs et leur cigarette électronique

Et voilà encore un référent mondial de la santé publique qui publie un communiqué. Ce dernier est plein de mauvaise foi, contre la cigarette électronique. Remarquez, leur route était déjà tracée.

Questions / Réponses autour de la cigarette électronique

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié cette déclaration le 9 juillet dernier sur son site anglophone. Elle prend la forme d’un « questions / réponses » censé faire le point sur la cigarette électronique.

Le premier paragraphe, sans montrer beaucoup d’affection pour les e-cigarettes, a au moins le mérite d’être juste. Il décrit ce que sont ces dispositifs et met en avant deux points de vigilance. D’une part, les recharges de liquides peuvent contenir une dose de nicotine létale si elles sont ingérées rapidement ; d’autre part, la variété de goûts, souvent très sucrés, attire particulièrement les adolescents et les plus jeunes.

A partir du deuxième paragraphe, la situation se dégrade. Autant vous dire que l’on a droit à un petit festival de diffamations et de vérités approximatives. Passons les arguments en revue.

cigarette électronique OMS
L’OMS tape sur les vapoteurs et leur cigarette électronique

Analyse critiques des arguments de l’OMS sur la cigarette électronique

« L’innocuité de la cigarette électronique n’a pas été prouvée. »

C’est vrai, bien vu ! Mais, deux choses à rappeler : 1) la nocivité des cigarettes est, elle, bien prouvée ! 2) Parmi tous les articles de recherches publiés sur le sujet, presque tous décrivent une diminution du tabagisme, un effet sur des cellules de culture beaucoup moins toxiques que la cigarette ou encore une amélioration nette de la santé des fumeurs. Une seule étude a montré une augmentation de la résistance respiratoire après utilisation d’une cigarette électronique, sans comparer à l’augmentation créée par une cigarette, sans préciser beaucoup les conditions des tests…

« Les produits varient beaucoup en quantité de nicotine et d’autres produits chimiques qu’ils délivrent »

On fait encore ici référence au vieux rapport de la FDA de 2009, qui avait fait des mesures sur des e-liquides disponibles à l’époque. Or, depuis, de nombreux scientifiques ont refait ces analyses et montré que les liquides étaient dorénavant bien fabriqué, sans malfaçon particulière.

« Le propylène glycol est un irritant connu. »

Certes, le propylène glycol agit comme un irritant connu. Pourtant, les laboratoires l’intègrent dans de nombreux médicaments, comme le Diclofenac Ranbaxy Medic Offic, le Normosang ou le Cliptol. Cela montre que son potentiel d’irritation ne semble pas si élevé.

« Les produits chimiques utilisés dans les cigarettes électroniques n’ont pas été complètement révélés, et il n’y a pas de données adéquates sur leur émissions. »

Les fabricants déclarent clairement les produits chimiques et certifient la plupart des liquides. Le seul doute qu’il peut rester concerne les arômes, que certains cachent pour conserver le secret industriel. En revanche, des analyses ont été faites sur les vapeurs de liquides par l’équipe du docteur Goniewiz sans rien révélé de dramatique. Les seuls produits toxiques détectés restaient sous les seuils de toxicité et en quantité bien inférieure à la cigarette. Plus étonnant encore, les analyses ont détecté certains composés cancérigènes spécifiques au tabac. Leurs proportions étaient comparables à celles présentes dans les patchs ou les gommes nicotinées.

« L’efficacité des cigarettes électroniques comme aide à l’arrêt du tabac n’a pas été scientifiquement démontrée. »

MAIS de nombreuses études de cohortes de volontaires indiquent un potentiel effet bénéfique, au minimum aussi efficace que les traitements de substitution agréés (Patch, gomme, spray) mais probablement bien plus grand.

« Délivrer de la nicotine dans les poumons pourrait être dangereux. »

Merveilleux argument… Il y a un an, les détracteurs nous disaient que la cigarette électronique ne délivrait pas la nicotine dans les poumons, et que donc elle ne servait à rien. Maintenant que les recherches ont prouvé que la doses de nicotine reçue était comparable aux cigarettes traditionnelles, et que les gouttelettes de l’aérosol avaient des dimensions assez faibles pour arriver jusqu’aux poumons, on nous dit que ce n’est pas sûr de délivrer de la nicotine directement dans le poumon.

Délivrer de la nicotine dans les poumons ne peut de toute façon pas être pire avec une cigarette électronique qu’avec une cigarette traditionnelle. Par contre, éviter les milliers d’autres composés toxiques est vraisemblablement bénéfique pour les usagers.

La fin de la désinformation n’est pas pour demain

Il est surprenant de voir paraître encore de tels communiqués après plusieurs années d’utilisation et de recherches. D’autant plus que les autorités françaises ont déjà produit un rapport globalement favorable, confirmé par divers responsables. Cela prouve que la bataille n’est pas encore gagnée. Mais il est fort à parier que ce billet va motiver encore plus les différentes associations de la cigarettes électronique et de ses utilisateurs dans le monde : AIDUCE, CACE, ECCA UK, CASAA, et j’en passe.

1 COMMENTAIRE

  1. « L’innocuité des cigarettes électroniques n’a pas été prouvée. »

    Ca commence bien… Ce type d’argument n’a absolument aucun sens.
    Oui c’est vrai l’innocuité des cigarettes électroniques n’a pas été prouvée.
    Celle de salade non plus.
    On ne sait pas ce qu’il y a dans le Coca Cola, mais on sait que ça rend obèse et donc provoque des décès. Mais son innocuité est très certainement prouvée puisqu’il est en vente libre ?

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