Le professeur Jean François Etter dévoile ces nouvelles recherches réalisées en collaboration avec un fabriquant de substituts nicotiniques. Les scientifiques ont cherché à mesurer la quantité de nicotine, ainsi que plusieurs espèces chimiques complémentaires, contenues dans des e-liquides de plusieurs marques populaires. Les résultats indiquent que les liquides sont d’une très bonne qualité, et que les affichages sont conformes à la réalité.

Les substances attendues dans les e-liquides

Les chercheurs suisses ont analysés un grand nombre de substances, chacune reliée à une attente particulière. Tout d’abord, ils ont bien évidement analysé la quantité de nicotine présente dans chaque bouteille. Ils se sont ensuite intéressés à un certains nombre de molécules liées au métabolisme de la nicotine : métabolite produite en même temps que la nicotine par la plante, produits de dégradation de la nicotine par la lumière UV ou les bactéries environnantes. Ces produits peuvent être présent si la solution de nicotine initiale n’est pas assez pure et/ou si le e-liquide se dégrade lors de son stockage. Enfin, ils ont aussi cherché les substances toxiques qui avaient été détecté par la FDA il y a deux ans : l’éthylène glycol et le diéthylène glycol.

Les labels des bouteilles sont bien conformes

spectre e-liquide

Un spectre de « Ultra High Precision Liquid Chromatography » obtenu pour un e-liquide.

Les résultats des analyses sont très rassurants pour les consommateurs. Les taux de nicotine, mesurés par chromatographie liquide à très haute précision (UHPLC), sont pour toutes les bouteilles conformes à la concentration donnée par le fabricant ! Cela semble différent des résultats de la FDA de 2010, et on peut avancer plusieurs hypothèses pour l’expliquer. Tout d’abord, les chercheurs suisses ont sélectionné les bouteilles à analyser en fonction de leur popularité chez les vapoteurs. On peut en effet penser que les marques plébisciter par les consommateurs sont de meilleurs qualités. Ensuite, depuis 2010, la concurrence ayant fait son œuvre, il est fort probable que les fabricants aux pratiques douteuses aient simplement fermé boutique, faute de clientèle. Il est donc logique qu’en moyenne les fabricants toujours en activité propose des produits de meilleures qualités.  Enfin, pour avoir essayé nous même de faire réaliser des analyses, nous nous sommes aperçus que la mesure du taux de nicotine est techniquement difficile. Il est donc aussi possible que la méthode d’analyse se soit perfectionnée entre 2010 et 2012, ce qui permet ainsi d’obtenir des résultats plus proche de la réalité.

Composés connexes

Les résultats sont encore une fois sans appel. Les composés de dégradation de la nicotine sont détectés en quantité très faible. Les concentrations, pour la plupart des liquides, sont mêmes compatibles avec les seuils réglementaires des produits pharmaceutiques ! Quant à l’éthylène glycol et le diéthylène glycol, ils ne sont jamais détectés, prouvant que les fabricants utilisent bien du propylène glycol de qualité médicale.

C’est un signe fort pour les vapoteurs, de voir que les fabricants ont adopté, et respectent, les normes des bonnes pratiques industriels. Et encore une raison de plus, de vapoter le coeur léger !

  1. ATTAL says:

    Bonjour

    J’aimerai trouver un chimiste pour un fabricant français de e liquide pour cigarette électronique.
    Pouvez vous nous aider ?

    Merci.

    Michael ATTAL
    0682855000

    Groupe minicigs.

    • Jules says:

      Bonjour Michael,

      Pour vos analyses, vous devez trouvez une structure qui puisse faire des analyses de chromatographies en phase gazeuse (Gaz Chromatography – Mass Spectrometry ou GC-MS) ou de chromatographie en phase liquide (High Precision Liquid Chromatography ou HP-LC). Pour cela, vous avez pour cela deux types de solutions. Tout d’abord, vous pouvez contacter des entreprises qui vendent ces prestations : c’est le cas du Laboratoire Nationale de métrologie et Analyses (LNE) en Ile de France. Vous pouvez aussi prendre contact avec le laboratoire de chimie de l’université la plus proche de chez vous. Les labos peuvent en effet se faire prestataires de services à l’occasion, et les chercheurs devraient avoir les compétences nécessaires pour les analyses.

      Bonnes analyses !

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