Vapoter une cigarette électronique en dry

Vapoter une cigarette électronique en dry

cigarette électronique en dry

dépôt d’une goutte sur un diffuseur de cigarette électronique

Vapoter en dry c’est déposer quelques gouttes de son e-liquide directement au contact de la résistance d’une cigarette électronique afin d’en retirer la plus grande densité de vapeur possible ? Cela n’est possible que sur certains modèles d’atomiseurs.

Il faut noter que ce qui suis relève du point de vue d’un vapoteur éclairé sans aucune prétention scientifique formelle. Un point de vue général et pour une fois pas trop technique ne fait pas toujours de mal. Il faut aussi rappeler, ici, que le principe d’une cigarette électronique est d’évaporer un liquide en contact avec une résistance chauffante. Personnellement, en tant qu’ancien gros fumeur, j’aime la sensation piquante d’une bouffée longue de cigarette électronique, avec une goutte de e-liquide bien chargée en nicotine posée sur un diffuseur de résistance faible (LR) branché à une batterie puissante. Cette configuration procure une vapeur vigoureuse qui plait à l’ancien gros fumeur qui aime se faire mal que je suis mais reste théoriquement la façon la plus dangereuse d’utiliser sa e-clope.

Pourquoi cette méthode est elle plus risquée ?

Lorsqu’on évapore son e-liquide, il y a un point particulièrement important : la température de la résistance. Si celle-ci est trop élevée par endroit, cela peut donner naissance à des réactions chimiques qui créent des espèces chimiques qui n’étaient pas initialement présente dans le liquide. Ces nouvelles espèces chimiques n’étant pas contrôlées, elles représentent un risque.

Hors, tant que la résistance chauffante est immergée dans le liquide, l’augmentation de sa température est toujours limitée par l’évaporation du liquide: c’est le pallier d’évaporation. Dans un cas parfait par exemple une résistance chauffante plongée dans l’eau ne pourra pas dépasser la température d’ébullition de l’eau ( 100°C ) dans les conditions normales de température et de pression. A chaque fois que la résistance voudra s’échauffer d’un quart de poil de degré au dessus du point d’ébullition, le liquide s’évaporera et refroidira la résistance d’autant. Ce phénomène empêche la résistance de monter au dessus de la température d’ébullition du liquide dans laquelle elle est immergée.
C’est aussi à ce phénomène qu’on doit la sudation, le corps humain, qui doit se stabiliser à la température de 37°C, utilise la thermorégulation en évacuant l’eau du corps pour maintenir cette température.
Alors ceci est bien beau mais dans le cas d’une utilisation en dry, la résistance chauffante n’est pas toujours dans ce cas idéal car certaines parties de la résistance peuvent ne pas être en contact avec le liquide. Et là, plus de limite d’échauffement de la résistance et potentiellement création de composé chimique un peu louche au point de contact avec le liquide. Ceci est évidement aggravé si vous prenez des bouffées longues car au fur et a mesure de l’évaporation du liquide vous avez de moins en moins de chance d’avoir une résistance 100% immergé. Et de plus vous laissez le temps aux points chauds non immergés de votre résistance d’atteindre des températures peu recommandées. Ceci est encore pire si vous utilisez un atomiseur de faible résistance avec une batterie de haut voltage car les parties non immergées monterons encore plus vite en température.
Donc voila, vapoter une cigarette électronique en dry, avec des bouffées longues , en utilisant des atomiseurs LR et des batteries haut voltage est probablement la pire manière de vapoter car les risques de création d’espèces chimiques bizarres sont maximaux. C’est peut être pour ça d’ailleurs que les anciens gros fumeurs aiment ça. Cela forme de grosses volutes de vapeurs bien chaudes à la composition chimique incontrôlée. Ceci nous rappelle peut être vaguement l’irritation provoqué par nos vielles cancerette ( la championne toute catégorie de la création par combustion d’espèces chimiques non contrôlées). Quand on va trop loin dans l’utilisation d’une puissance maximum, on déplace le fameux équilibre qui maintient la température au pallier d’évaporation et on entend de petits crépitements qui correspondent à l’ébullition de votre e-liquide sur la résistance de la cigarette électronique à des températures qui approche déjà les 200°C. Ca me rappelle quelque chose du temps ou je fumais ce petit crépitement, mais quoi déjà ?

Publié dans Non classé Tagués avec : , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*