Test : Dripper Mesh Pro RDA de Digiflavor

Le mesh revient en force ... mais cette fois, pour faire de la chaleur.

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Mesh Pro ? Tiens donc … Quand on parle du mesh, on en voit la trame. Les plus anciens connaissent le mesh du temps béni des Génésis, atomiseurs à coil vertical utilisant le mesh en tant que paille d’alimentation en liquide. Et puis d’abord, c’est quoi le mesh ?

Pour faire simple, c’est de la toile d’acier très fine et souple. Utilisé sous forme de petite paille, le principe de capillarité confère au mesh la possibilité de défier la gravité en pompant du liquide dans une cuve afin d’alimenter le coil en liquide. Et ça marche très bien. Même si le Génésis a quelque peu disparu des étals de marchands, certains, comme votre serviteur, considèrent que ce type d’atomiseur est un must en terme de rendu de saveurs. D’autre part, contrairement au coton, le mesh ne brûle pas. Quand il est un peu crade, on peut le sortir et passer tout ça sous la flamme d’un petit chalumeau et on repart comme en 14. Bon, on ne va pas se mentir, le montage Génésis n’est pas le plus simple à réaliser. Mais là n’est pas la question.

En ce qui concerne le dripper qui nous intéresse aujourd’hui, on ne parlera pas d’une résurgence du Génésis. En fait, le mesh va, cette fois, servir d’élément de chauffe à l’instar du Taifun BT, chroniqué dans nos pages. Ce n’est pas le premier atomiseur à utiliser cette technique, mais cela est suffisamment rare pour que l’on y regarde de plus près ; d’autant que ce dripper propose tous les éléments qu’on attend de nos jours.

Focus sur ce RDA Mesh Pro de Digiflavor.

Présentation & finition

Ma foi, ce dripper est d’un design très sobre mais plutôt qualitatif. Les finitions sont chouettes avec leur aspect granité. Mis à part ça, pas grand chose à dire sur ce RDA. Il ressemble à des dizaines d’autres. On ne va donc pas s’attarder là-dessus puisque l’intérêt est à l’intérieur.

Un plat(ét)eau spécial

Nous allons donc commencer par le cœur du bestiau : son plateau. Et c’est là que ça devient intéressant. Déjà, il est plaqué or. Pour le coup, Digiflavor ne s’est pas moqué du monde. On est donc sûr d’avoir une excellente conductivité. Ensuite, toute l’innovation du Mesh Pro se situe sur le plot de montage. En effet, on va installer du mesh. De ce fait, les plots du Mesh Pro sont en fait deux mini étaux horizontaux que l’on serre sur les côtés du plot ; tout simplement en tournant les deux vis prévues à cet effet. C’est simple et, il faut bien le reconnaître, très facile à manipuler, un peu comme les nappes de nos cartes électroniques.

Si on préfère les coils, ça n’est pas un souci plus que ça ; on peut tout aussi bien en monter sur ce plateau.

Le montage

Super facile ! On ne peut pas dire mieux. Pour commencer, vous pouvez utiliser les bandes de mesh livrées dans le coffret ; elles sont déjà prédécoupées. On place alors un côté sur un étau, on serre, et on fait pareil de l’autre côté. Alors attention, il y a du rabe en longueur. Ce qui veut dire qu’on va quand même devoir couper la bande à la bonne longueur. Ni trop, ni trop peu, histoire de faire une jolie arche qui accueillera le boudin de coton.

Une fois la bonne longueur trouvée, c’est là qu’on devra faire attention pour le cotonnage. Il ne faut pas hésiter à être très généreux et se faire un gros boudin.

Il faut avoir en tête que toute la surface de mesh doit être en contact avec le coton. Le mieux est de bloquer un seul côté du mesh, placer le boudin de coton, et refermer l’arche ensuite. Et tout ça en appuyant bien fort pour être sûr d’avoir du coton sur toute la surface de chauffe. Sinon, c’est le point chaud et le coton crâmé. Ca serait dommage.

La vape

Une fois notre joli montage terminé, y’a plus qu’à … Le dripper est livré avec un pin 510 standard et un autre en Bottom Feeder. Je ne saurais trop conseiller le BF si tant est que l’on possède une box de ce type. C’est quand même plus cool de squonker avec son dripper préféré … Mais bon, chacun fait comme il le sent et l’usage en drip normal est donc prévu.

En ce qui concerne la vape, pas de surprise. Je m’attendais au résultat tant ce type de chauffe est agréable. On est en face d’une vape très abondante, mais qui reste douce et comment dire …. souple. La surface d’échange thermique est très large. De ce fait, on génère beaucoup de vapeur. Ensuite, on règle son air flow comme on le sent. Quoi qu’il en soit, les trous d’air flow sont toujours sur deux rangées. Quand on règle une certaine ouverture, elle est donc forcément doublée. Il faut être clair, on ne va pas vaper en MTL sur le Mesh Pro. Pas avec ce type de montage ni cet air flow. De même, le montage mesh descend très bas en résistance. Prévoyez une box puissante et des accus de rechange.

Conclusion

Le Mesh Pro est un dripper généreux et très agréable pour qui aime faire du cloud chasing. Si l’on cherche une vape un peu serrée, il n’est pas le plus adapté. Cela dit, vous verrez combien il est agréable de vaper en chauffe mesh. C’est abondant mais jamais agressif puisque la chaleur est bien répartie sur une grande surface de coton. On pourra objecter que cela demande beaucoup de coton et de liquide. Oui et non. Dans ce type de chauffe, on remarque que le coton dure beaucoup plus longtemps. De même, cette grande quantité de coton stocke aussi beaucoup de liquide. On va donc pouvoir vaper un bon moment sans recharger en liquide. Alors, on ne va pas se mentir : oui, ça consomme ; comme toujours quand on génère beaucoup de vapeur. Pas plus, pas moins. En attendant, du point de vue de la restitution des saveurs, les montages mesh sont, pour ainsi dire, ce qui se fait de mieux dans le domaine.

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