Test : Atomiseur Revvo de chez Aspire

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Aspire, qui ne s’endort jamais sur ses lauriers, vient de nous pondre une petite révolution dans le monde de la vape : le Revvo. A première vue, cet atomiseur à tout d’un RDTA. Pas faux. Le réservoir est bien en bas … L’air-flow est bien en haut, directement sur la chambre d’atomisation … Même le drip-top semble tout droit sorti de chez un concurrent dont on taira le nom. De toute façon, le concurrent n’est pas tout seul ; il y en un paquet qui on déjà créé des RDTA.
Non, en réalité, il faut aller y voir de plus près car, si on peut assimiler le Revvo de Aspire à du RDTA, il n’en est pas moins dépourvu de mèches de coton. What ? Stop ! C’est plus subtil que ça. Il y a bien du coton. Suivez-moi …

Sous le top cap, l’ARC

Bon, j’ouvre ce top-cap, histoire d’en avoir le coeur net. Ah oui, il manque le fameux poste “velocity” de rigueur. Et puis, c’est quoi cette cheminée bizarre au milieu ; en forme de cône de surcroît ? Et puis c’est quoi ce fond de cuve ressemblant à un crop circle ? C’est sûr, ça vient d’ailleurs …
Et puis, au bout de quelques secondes, on finit par comprendre la finalité de cet étrange fond. Il s’agit tout simplement de la résistance nommée ARC. Donc, point de RDTA puisque pas reconstructible. DTA alors dirons-nous ? En fait non. Nous avons à faire à quelque chose de plus ambitieux.

Autopsie de la résistance ARC

Pour expliquer en deux mots la nouveauté de cet atomiseur, il faut aller voir du coté de la résistance et simplement penser à un Notch Coil que l’on aurait posé à plat, et de forme concentrique ou alors, à un allume-cigare … Argh ! J’ai dit un gros mot ?
Sous cette sorte de “plaque chauffante” (ouf, c’est mieux qu’allume-truc), on retrouve le bon vieux coton, lui aussi disposé à plat, en lien direct avec le réservoir en Pyrex et retenu par une sorte de jante en étoile. Dès lors, on comprend où veut en venir Aspire. Offrir la plus grande surface de contact possible avec le coton. Et pour le coup, c’est clair que cette surface est gigantesque. Au centre de la résistance, on va trouver un cône, et puis dans ce cône, un autre cône. Le premier cône est en fait un écrou qui va, tout simplement, servir de fixation du coil, si tant est que l’on puisse encore l’appeler comme ça. Et tout cela est solidaire du pin positif par le tube central qui va aussi servir d’entrée de liquide. On verra cela plus loin. En fait de coil, terme inapproprié dans ce cas, on a plutôt à faire à une sorte de plaque de cuisson. La chaleur va se diffuser dans toute la surface résistive afin qu’elle soit répartie sur toute la surface du coton. C’est quand même astucieux.

Montage de la résistance

Autant le dire tout de suite, avec ce type de montage, les valeurs de résistance sont particulièrement basses. Avec le Revvo, on est à 0,10Ω / 0,16Ω. On n’est plus dans le subohm : ici c’est le monde de l’ULR (Ultra Low Resistance).

Un remplissage original

Nous vous avions parlé d’un cône dans le cône, plus haut. Eh oui, avec une résistance qui occupe tout le fond de la chambre d’atomisation, comment fait-on pour remplir le réservoir ? Voilà donc le rôle du petit cône dans le grand. Il s’agit en fait d’un tube de remplissage monté sur ressort et qui plonge dans la cheminée centrale, qui en fait, n’est pas une cheminée : c’est le tube central constituant l’arrivée de liquide dans le réservoir, mais aussi le lien vers le pin positif de l’atomiseur. En bas du tube, on va trouver deux trous qui vont permettre l’arrivée du liquide dans le tank. Au repos, le tube sur ressort est en position haute ; il est fermé. Lorsque l’on présente la bouteille, on appuie sur le petit cône qui descend et qui ouvre deux petits regards en bas du tube central, dans le réservoir. Il suffit d’appuyer sur la bouteille, et ça se remplit. Vous me suivez toujours ? Magique ! Nous appellerons ça une valve au final.

Remplissage de la cuve

La vape

Qu’en est-il du, finalement, plus important des aspects d’un atomiseur : comment ça vape ? Ma foi, ça vape … et ça vape très très bien. C’est ample, onctueux, généreux mais cela reste doux et ça ne crépite pas trop. Que du bon en somme. Les saveurs sont au top, c’est indéniable. La vapeur est (très) abondante. Ca emplit les papilles tout en gardant tout ce qu’un liquide peut apporter. Le corollaire de tout cela, c’est qu’il faut pas mal de courant pour faire décoller la bête. On est bien entre 70W et 100W. Pour autant, il n’y a pas d’effet diesel, et ça, c’est très appréciable ; pour peu que l’on ait une box et des accus capables de sortir quelques ampères tout de même. A l’utilisation, une seule petite contrainte : ne pas oublier de renverser l’atomiseur quelques secondes, de temps en temps, pour aller alimenter le coton. Mais quel plaisir en retour !

Quelle box pour ce clearomiseur dernière génération ?

Choisissez d’abord une box avec un plateau de 25 mm de diamètre. Une box avec au moins 5000 mAh de capacité de charge et au moins 100 W de puissance. Pourquoi pas la Box Skystar de chez Aspire.

Conclusion

Beaucoup d’innovation chez Aspire, comme ils nous en ont donné l’habitude. Pour le coup, c’est une réelle nouveauté technique. On va même jusqu’à parler de coil pré-monté génération 4. Avec tout cela, on a même droit à un vape band/bouchon très bienvenu dans le coffret.
Alors ? Un RDA/RDTA en mieux ? Nous le pensons sérieusement. Cet atomiseur a bien des atouts, mais n’en demeure pas moins un gros « bouffeur » de liquide et d’électricité. Une box double accus sera de rigueur si l’on ne veut pas se retrouver à sec au plus mauvais moment. A mon avis, ce Revvo s’adresse aux vapoteurs déjà sevrés car il envoie vraiment très fort.

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